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Groupement des apiculteurs

2016 apiculteur 2Les bienfaits des abeilles et de leurs produits ne sont plus à démontrer : pour la nutrition ; les soins médicaux ; indispensables pour la pollinisation des plantes et des arbres.

L’apiculture est une activité traditionnelle dans la région, favorisée par la végétation abondante et l’usage des canaris à boisson de bière de mil usagers, posés dans les arbres comme ruches, dont l’odeur est appréciée des abeilles. Il n’y a pas si longtemps, il y a avait plus de 60 de ces ruches dans le secteur. Mais cette activité a été délaissée depuis l’arrivée des seaux en plastique !

Plusieurs formations avaient déjà permis à plusieurs personnes de maîtriser les ruches kenyanes, qui permettent de ne pas détruire l’essaim au moment de la récolte. De plus, un extracteur dans le canton voisin donnait la possibilité d’utiliser des ruches européennes.

Sur notre proposition, en 2013, un groupe de 10 hommes s’est formé. Une formation de 3 jours, pour les membres et plusieurs de leurs femmes, a permis d’acquérir ou d’approfondir leurs connaissances. Chaque membre a reçu 1 ruche européenne, moyennant une cotisation de 5 000 CFA (7, 5 €), et un prêt du même montant, remboursable quand le miel sera produit.

Depuis lors, 9 personnes sur 10 ont eu des abeilles, 6 ont déjà récolté, et 3 se sont fabriqués d’autres ruches pour ajouter. Le formateur est revenu 2 fois : la 1ère fois, en juin 2014 pour faire le tour des ruches et donner des conseils, la 2ème fois en mars 2016, pour continuer la théorie et visiter plusieurs ruches la nuit (ici, le travail de l’apiculture se fait de nuit, à cause de l’agressivité des abeilles).

Les difficultés sont principalement liées aux parasites, en particulier la fausse-teigne qui peut détruire une ruche en 1 mois ! Pour éviter cela, il faudrait visiter nos ruches toutes les 2 semaines, mais c’est trop exigent… A la dernière rencontre du groupe, la question s’est posée de la commercialisation quand le miel sera abondant. Après renseignements, nous voyons que le marché est largement déficitaire en miel de qualité. C’est le cas de notre miel, puisque presqu’aucun pesticide n’est utilisé sur notre canton, où n’est produit ni riz pour la semence, ni coton. Une autre difficulté réside dans le fait que ce groupement est peu vivant : je pense qu’il le sera plus quand la production sera plus abondante. Et des projets de l’Etat offrent actuellement des soutiens individuels à condition d’associer apiculture et reboisement avec des arbres mellifères.

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